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Le Prix du jury œcumenique dans la compétition internationale est décerné au film

© Yu Zhe
Le théoricien du cinéma Siegfried Kracauer écrivit un jour que le cinéma a le pouvoir de montrer des « choses ordinaires invisibles », afin de décrire des aspects de la réalité qui, techniquement, sont visibles, mais passent le plus souvent inaperçus dans la vie quotidienne. Dans ses meilleurs moments, le cinéma révèle précisément ces instants fugitifs, quotidiens, apparemment banals, que nous avons l’habitude de ne pas voir ou d’ignorer.
Le Jury œcuménique souhaite attribuer son prix à un film à la fois simple et profondément poétique, riche de multiples strates et émotionnellement bouleversant. Le cinéaste crée un espace filmique, utilise la lumière pour réfléchir sur la lumière, et en fait une ligne de vie — ou, si l’on veut, la présence spirituelle du flux de la vie.
Synopsis:
Ce passage se trouve dans ma ville natale, sur un chemin que j’ai emprunté presque chaque jour pendant mon enfance. Les habitants l’ont toujours appelé « Hei Dong Dong » — le « canal sombre ». Pour moi, il dégage une beauté minimaliste et paisible, qui rappelle le wabi-sabi. Les jours de pluie tout particulièrement, lorsque l’eau s’écoule dans le tunnel, la surface reflète les alentours. Crapauds et araignées vaquent silencieusement à leurs occupations, tandis que les passants continuent de passer, comme toujours, et disparaissent au loin.
Il est à la fois un passage géographique et un réceptacle du temps. Lorsque je me tenais au milieu du tunnel, j’ai remarqué que le haut et le bas, la gauche et la droite s’y reflétaient, faisant naître diverses correspondances.
Je voudrais rendre la qualité nue et poétique des faits. Je crois que « tout réside dans les choses elles-mêmes ». Ce film est composé de quatre tournages réalisés au fil de trois saisons : le printemps, l’été et l’automne.
(Yu Zhe)
Dans la compétition internationale, une Mention spéciale est attribuée au film

© Jagoda Czarnek
Il est très rare de rencontrer une jeune cinéaste dotée d’un tel sens du rythme et de l’humour noir qu’elle parvienne à faire tenir à la fois un memento mori et un carpe diem en seulement quatre plans et une minute.
Synopsis:
Quand la jeune fille se réveilla, ce n’était pas un matin ordinaire. S’était-elle vraiment levée ?
Le Prix de la sélection enfants et jeunesse est décerné au film

© Ezra Verbist
Un documentaire réussi, qui aborde un sujet difficile avec une grande délicatesse et parvient à donner une portée universelle à une problématique particulière.
Le personnage principal trouve sa force dans le fait de se tenir en elle-même et de ressentir la danse, plutôt que de se laisser guider par le regard et le jugement des autres. Le film rend compte de ce mouvement à travers des personnages authentiques et un récit qui donne presque au documentaire la sensation d’un drame de fiction.
Le regard attentif de la réalisatrice permet au film de rester personnel sans exposer l’intime. La danse ne naît pas seulement de la musique, mais aussi de la collaboration avec le professeur de danse, de la nature et de son imagination.
Synopsis:
Jools, douze ans, rêve de danser sur scène avec assurance. Mais comment trouver cette liberté quand on a le sentiment que les autres ne voient que vos limites ? Pour Jools, tout change lorsqu’elle fait la connaissance de Yorrith, un chorégraphe qui a dû réapprendre à bouger après un accident vasculaire cérébral. Yorrith perçoit le combat intérieur de Jools et l’invite à dépasser ses limites, à accueillir l’impossible. Ensemble, ils entreprennent un voyage émouvant, fait de vulnérabilité, de persévérance et d’une quête de liberté. Il lui montre la force de danser à sa manière, sans se laisser influencer par le jugement des autres.
Une Mention spéciale a été attribuée dans la sélection enfants et jeunesse au film

© Patxi Meerman
À la fois profondément tendre, filmé caméra à l’épaule, et d’une acuité remarquable dans son exploration du « pourquoi » fondamental de l’existence — une question qui vaut tout autant pour un garçon de trois ans courant dans un village grec que pour un vieil homme. Le film parvient à raconter toute son histoire en trois minutes, sans beaucoup expliquer ni simplifier.
Le film est organique : il suit le garçon à un rythme ludique, qui lui communique l’énergie même de l’enfant. Les images dépeignent la ville grecque à hauteur d’enfant, comme une composition de lumière blanche et de contours, avec la cloche de l’église pour horizon lointain.
Synopsis:
Une chapelle, une cloche, un mystère. Une poésie filmique, enfantine. Sur une île grecque, le temps s’écoule lentement. Soudain, un garçon de trois ans se prend de passion pour le son des cloches… parviendra-t-il à percer le mystère ?
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