logo

PROtestants et FILmophiles

Festival de Berlin 2018

PROmouvoir les FILms dont la qualité artistique et humaine aide à la connaissance du monde contemporain


ACCUEIL - QUI SOMMES-NOUS ? - ACTIVITES - PUBLICATIONS - GROUPES - CRITIQUES DE FILMS - RADIO - EN SALLE - FESTIVALS



Retour vers la page du festival

Mani Haghighi © Abbas Kosari


Réalisation et scénario : Mani Haghighi
Caméra :Mahmoud Kalari

Avec :
Hasan Majuni (The Director: Hasan Kasmai), Leila Hatami (Shiva Mohajer), Leili Rashidi (L’épouse Goli), Parinaz Izadyar (Annie), Mina Jafarzadeh (La mère), Aynaz Azarhoosh (La fille), Ali Bagheri (policier), Siamak Ansari (Homayoun), Ali Mosaffa (Le rival : Sohrab Saidi)

Mani Haghighi
Né à Téhéran en 1969, il a fait des études de philosophie et travaillé comme acteur (il est Ali dans A propos d’Elly d’Asghar Farhadi), scénariste et réalisateur.

Filmographie (sélection) :
2001 To Stay 
2003 Abadan 
2008 Canaan 
2012 Paziraie sadeh (Modest Reception
2016 Ejhdeha vared mishavad! (A Dragon Arrives!

Khook (Cochon*)

de Mani Haghighi, Iran 2018, 108 min. Compétition officielle Berlin 2018

Hasan Majuni, Parinaz Izadyar © Berlinale 2018

L’interdiction de filmer est une réalité cruelle en Iran. Le réalisateur choisit de traiter sur le mode burlesque la vie de ses collègues, confrontés à l’autorité et à l’injustice, à l’interdiction de travailler et la peur d’être suspects d’une façon ou d’une autre, mais aussi à leur propre narcissisme et leurs contradictions, le tout démultiplié par les réseaux sociaux.

Les angoisses bien réelles des réalisateurs sont transformées en peur devant le tueur – dont on ne découvrira pas l’identité – ce qui permet le passe-passe de les montrer sans les politiser. L’homme-enfant qui cherche protection auprès de sa mère – qui n’a plus toute sa tête, mais qui a toute sa tête ? – est une belle image, toujours sur le mode burlesque, des fractures les plus sensibles d’un artiste. Et puis c’est quand même maman qui le sauve…

Les réseaux sociaux qui ouvrent le film – une bande de filles avec leurs portables – révèlent leur potentiel destructeur quand ils permettent de répandre une rumeur, et la pression qu’ils exercent sur quelqu’un qui a un besoin vital que son image publique lui rende justice : Hasan à la fin, entouré de cadavres, ligoté et plein de sang, pense d’abord à demander à sa fille de faire une photo de lui et de la poster sur instagram.

Synopsis : Hasan est un réalisateur interdit de travailler. Il s’est éloigné de sa femme et est amoureux d’une actrice dont il a révélé le talent et qui est une star maintenant. Mais comme il ne peut plus tourner, elle s’apprête à tourner avec quelqu’un d’autre.

Eclate une série de meurtres où des réalisateurs sont décapités les uns après les autres, avec le mot ‘cochon’ écrit sur leur front. Hasan, épargné jusqu’ici, vogue entre frustration (n’est-il pas le meilleur réalisateur ? Pourquoi le tueur ne le décapite pas ?) et peur d’être la prochaine victime.

Sa mère perd la tête et sa fille s’éloigne de lui. Son grand rival étant tué à son tour, on le suspecte, lui. Quelle idée…

Waltraud Verlaguet

Autres articles en ligne pour ce film :

Mentions légales

Siège social, 40 rue de Las Sorbes, 34070 Montpellier

Secrétariat national, 390 rue de Font Couverte Bât. 1, 34070 Montpellier
04 67 41 26 55 - secretariat@pro-fil-online.fr

Contact