![]() |
PROtestants et FILmophilesFestival de Locarno 2015 |
![]() |
PROmouvoir les FILms dont la qualité artistique et humaine aide à la connaissance du monde contemporain
ACCUEIL - QUI SOMMES-NOUS ? - ACTIVITES - PUBLICATIONS - GROUPES - CRITIQUES DE FILMS - RADIO - FESTIVALS
![]() |
Avec : Rufus, Amiran Amiranashvili, Pierre Etaix, Mathias Jung, Mathieu Amalric, Enrico Ghezzi
Otar Iosseliani© Festival Locarno 2015
Le réalisateur :
Né en 1934 en Géorgie, Otar Iosseliani est diplômé de l’école de cinéma de Moscou. Il tourne Avril en 1961 suivi de La Chute des feuilles (1966), Il était un merle chanteur (1970) et Pastorali (1975), qui lui valent les foudres des autorités soviétiques. Iosseliani s’installe alors en France où dirige Les Favoris de la lune (1985), Et la lumière fut (1989), tous deux sélectionnés à Venise et lauréats d’un Lion d’argent.
Parmi ses films: Seule, Géorgie (1994), présenté à Locarno, Lundi matin (2002, Ours d’argent du meilleur réalisateur à Berlin) et Jardins en automne (2006). Son dernier long métrage, Chantrapas (2010), a été sélectionné pour représenter la Géorgie aux Oscars.
(Information du festival)
Rufus © Festival Locarno 2015
Un film curieux, où s’entremêlent joyeusement passé et présent, réalité et rêve, raffinement et égouts.
Les nantis jouissent de leurs privilèges, ô combien fragiles, les pauvres rêvent d’une vie meilleure, éternellement chassés par des policiers qui ne veulent rien savoir. Ils vivent dans le même monde, se croisent...
Mais dans ce réel qu’on longe comme un mur, il y a parfois des portes qui s’ouvrent sur un monde enchanteur, parfait – mais même ce monde-là n’est pas à l’abri de la destruction.
S’il y a bien quelques fils qui traversent cette histoire, son attrait réside plutôt dans leur croisement, dans un genre de poésie décousue qui ne cherche pas la vraisemblance, mais rejoint le monde de la fable.
Son réalisateur dit dans le dossier de presse : « Si tu veux rendre les humains bons et sages, libres, modérés et généreux, tu finiras inévitablement par avoir envie de les tuer tous. »
Cessons donc de vouloir changer les hommes, changeons notre regard.
Synopsis :
Certaines ressemblances sont troublantes. Celle entre un vicomte guillotiné, sa pipe à la bouche, pendant la terreur, un aumônier militaire au torse tatoué comme un truand et baptisant à la chaîne des militaires, pilleurs et violeurs, un clochard parisien réduit à l’état de planche par un rouleau compresseur et un concierge lettré, mais aussi trafiquant d’armes, d’un grand immeuble. Immeuble où presque tous les personnages se croisent, à l’exception des sans-abri que les policiers transbahutent d’un lieu à l’autre sans ménagement. Et pourtant au milieu de ce chaos, il y a des espaces de rêve, des histoires d’amour, de solides amitiés qui permettent peut-être d’espérer que demain sera mieux qu’aujourd’hui.
Waltraud Verlaguet
Autres articles en ligne pour Chant d'Hiver :
Siège social, 40 rue de Las Sorbes, 34070 Montpellier Secrétariat national, 25 avenue de Lodève, 34070 Montpellier |