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Fiche technique :
Réalisation : Antonin Baudry, co-scénariste avec Bérénice Vila - image : Pierre Cottereau - montage : Rehman Nizar Ali - musique : Théo Cascio - distribution France : Pathé Films Distribution.

Avec :
Simon Abkarian (De Gaulle), Niels Schneider (Leclerc de Hautecloque), Anamaria Vartolomei (Livia), Félix Kysyl (Jean Moulin / Rex), Thierry Lhermitte (Giraud), Karim Leklou (Blazej), Loïc Corbery (Pleven), Campbell Scott (Roosevelt), Simon Russell Beale (Churchill), Daniel Betts (Eisenhower), Pip Torrens (Montgomery), François Goeske (Klaus Barbie).

La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom

France, Belgique, 2026, 157min.

Réalisation : Antonin baudry

Biographie :

Antonin Baudry, né en 1975, a scénarisé sous le pseudo d'Abel Lanzac la BD à succès Quay d'Orsay. Sa première réalisation en 2019, était Le Chant du Loup, un film sur un sous-marin nucléaire d'attaque qui connut un beau succès. La Bataille De Gaulle (partie 1 : L'âge de fer, partie 2 : J'écris ton nom), présenté à Cannes 2026 hors compétition, a été adapté du livre Une certaine idée de la France de l'auteur britannique Julian Jackson.

Résumé :

L'audace militaire et les succès de Leclerc en Afrique donnent à De Gaulle un droit à exister qu'il réussit à consolider face à Henri Giraud, favori de Roosevelt ; Jean Moulin, en forgeant le Conseil National de la Résistance, complète sur le plan politique le dispositif qui permettra à la France Libre de prendre place à la table des vainqueurs.

Analyse :

Cette seconde partie (1943-45) du diptyque La Bataille de Gaulle en maintient les principales qualités : vivacité du rythme, réussite des séquences majeures, rappel bienvenu de nombreux événements disparus du souvenir (qui se rappelle l’AMGOT?), et interprétation d’ensemble très convaincante – on se serait passé de l’imaginaire Blazej et ses lourds efforts d’humour. En Don Quichotte aussi têtu que désarmé, Abkarian construit un Général crédible, mais finalement peu impressionnant, tandis que Schneider campe avec brio un Leclerc dont l’audace, et le courage de ses hommes, donnent à la France libre une existence militaire qui s’avèrera essentielle.

Les moments forts du film – défense de la ligne Mareth contre une Panzer Division, équivalent du combat de Bir Hakeim dans le premier volet, astuces de Rex pour aboutir à la création du CNR, subtiles confrontations De Gaulle – Roosevelt, insurrection de Paris – sont bien conduits, dans un registre ‘livre d’images’ imposé par l’ampleur du sujet et le nombre de parties prenantes et d’intervenants essentiels. Jean Moulin et Henri Giraud tiennent une grande place, mais l’arrière-plan politique et social, au-delà des acteurs immédiats de la lutte pour le pouvoir, est laissé dans l’ombre. Le personnage de Livia, utile rappel de rôle des femmes, fait faire bonne figure à la Résistance. Mais c’est Leclerc dont le parcours époustouflant jusqu’à Paris habille ce second volet d’un puissant souffle héroïque.

Jacques Vercueil

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