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Avec :
Blanca Soroa (Ainara) – Patricia Lopez Arnais (Maite) – Juan Minujin (Pablo) – Nagore Aranburu (Mère supérieure) – Miguel Garcés (Inaki) – Mabel Rivera (Maria Dolores).
Diplômée en philologie anglaise et en communication audiovisuelle, Alanda Ruiz de Azua a également obtenu son diplôme en réalisation cinématographique à Madrid. Après plusieurs courts-métrages, elle sort son premier long-métrage, Lullaby (2021), puis sa première série de fiction, Querer (2024), qui tous deux ont remporté de nombreuses récompenses.
Résumé :
Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s’apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. A la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu’elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d’embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu.
Analyse :
Dans ce film, la réalisatrice n’interroge pas la foi mais la conséquence que peut provoquer l’annonce faite par une adolescente à sa famille, l’entrée dans un couvent de clôture. À travers le regard des personnages, la situation est perçue de manière différente. Le père finit par accepter la décision de sa fille. Il faut la laisser libre de ses choix. La tante, athée, qui l’a élevée après la mort de sa mère, voit ce choix comme une renonciation à la vie, aux amitiés, à la fête, à l’amour. C’est une folie. Pour Ainara, c’est une véritable expérience. « Tu ne peux pas comprendre » dit-elle à sa tante. La grand-mère exprime sa tristesse avec tendresse et discrétion « Tu vas me manquer ». Le personnage d’Ainara est remarquablement interprété par Blanca Soroa, une jeune actrice dont c’est le premier rôle. Son visage est lumineux et s’accorde avec ce qu’elle désire. Elle se démarque des autres jeunes filles insouciantes, par sa tenue austère, son regard perdu dans le vide, son détachement de la vie. Bien qu’elle soit entourée, elle se sent seule. « Dieu appelle qui il veut » lui répète la Mère supérieure. La mise en scène simple, dépouillée, sans artifices religieux, s’accorde avec l’aspiration et le souhait d’Ainara. La musique chorale et vocale est présente et alterne entre des compositions originales et des pièces de répertoires comme l’ Ave Verum de Mozart et Into my arms de Nick Cane. Que cherche Ainara ? C’est au spectateur de se forger sa propre opinion car Alauda Ruiz de Azua qui se penche sur l’adolescence, la famille, la liberté, la foi et l’endoctrinement ne prend pas parti et n’assène rien.
Marie-Christine Griffon
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