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Fiche technique :
Réalisation, scénario : Christian Petzold. Photographie : Hans Fromm. Montage : Bettina Böhler. Distribution : Les films du losange.


Avec :
Paula Beer (Laura), Barbara Auer (Betty), Matthias Brandt (Richard), Enno Trebs (Max).

Miroir No.3

Allemagne, 2025, 86min.

Réalisation : Christian Petzold

Biographie :

Christian Petzold est un réalisateur allemand né en 1960. Il est diplômé de l’Académie allemande du film de Berlin. En 2000 il signe son premier long, Contrôle d’identité. Douze autres films suivront dont : Barbara (2012), Phoenix (2014), Ondine (2020). Miroirs numéro 3 était présenté à la Quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes en 2025.

Résumé :

Lors d'un week-end à la campagne, Laura, pianiste étudiante à Berlin, survit à un accident de voiture. Physiquement épargnée mais profondément secouée, elle est recueillie par Betty, qui a été témoin de l'accident et va s’occuper d’elle avec affection. Le mari et le fils de Betty surmontent leur réticence, et une quiétude quasi familiale s’installe. Mais bientôt, le couple et leur fils ne peuvent plus ignorer leur passé, et Laura doit affronter sa propre vie.

Analyse :

Le début du film est centré sur Laura, son mal de vivre, son non-amour pour son petit ami. On peut même croire qu’elle songe au suicide tant elle regarde avec fascination la rivière. Après son accident de voiture et son installation chez Betty, c’est la santé mentale de cette dernière qui semble en question. Le réalisateur allemand avance avec prudence et tact dans le labyrinthe des émotions et des sentiments des deux femmes : le frémissement d'un rideau devant une fenêtre entrouverte, la beauté d'un paysage, des jeux de miroirs, la réparation des objets du quotidien, un prélude de Chopin, ou une pièce de Ravel – qui a donné son titre au film – nous indiquent une atmosphère, un état d'esprit, une émotion. Le drame qui se joue sous la surface est porté avec brio par les quatre acteurs que l’on voit pratiquement tout le temps à l’écran. D’un regard, d'une expression, d'un rire, ils nous laissent entrevoir les tempêtes intérieures des personnages. Toujours avec la même pudeur, le réalisateur fera progresser l’action et des scènes en demi-teinte montrent avec beaucoup d’émotion l’évolution des personnages et leur retour à la vie. Le réalisateur filme beaucoup ses personnages en gros plans, en particulier Laura – Paula Beer est une de ses actrices préférées - et son visage nous renseigne sur son état mental. Au début, son teint est cireux, des cernes mangent son visage et ses cheveux sont en désordre. Accueillie par Betty, son teint s’améliore et ses cernes ont disparu, on voit même un sourire sur ses lèvres et à la fin du film elle est une jeune femme resplendissante voire méconnaissable. Sur un sujet difficile, la reconstruction après un lourd traumatisme, Christian Petzold nous propose un film particulièrement réussi.

Jean Wilkowski

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