logo



PROtestants et FILmophiles

PROmouvoir les FILms dont la qualité artistique et humaine aide à la connaissance du monde contemporain


ACCUEIL - QUI SOMMES-NOUS ? - ACTIVITES - PUBLICATIONS - GROUPES - CRITIQUES DE FILMS - RADIO - FESTIVALS






Fiche technique :
Réalisation : Momoko Seto – scénario : Momoko Seto et Alain Layrac avec la collaboration de Mariette Désert – musique : Nicolas Becker et Quentin Sirjacq – photographie : Elie Levé – montage : Michel Klochendler – production : Miyu Productions, Arte France Cinéma, Ecce Films, UMedia ; CNRS Images, Reepost – distribution : Gebeka Films.

Avec :
Une cinquantaine de plantes différentes et autant d’espèces d’animaux.

Planètes (Dandelion's Odyssey)

France, Belgique, 2026, 76min.

Réalisation : Momoko Seto

Biographie :

Momoko Seto est née en 1980 à Tokyo et a suivi les cours du lycée français de Tokyo. Elle s’est installée à 19 ans en France où elle a suivi des études aux Beaux-Arts avant de rejoindre le CNRS comme ingénieure d’études réalisatrice. Elle réalise des documentaires et des courts métrages. Planètes est son premier long métrage et a été présenté en 2025 à la Semaine de la critique à Cannes et au festival d’Annecy.

Résumé :

Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa, quatre graines de pissenlit rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce. Mais les éléments, la faune, la flore, le climat, sont autant d’embûches qu’elles devront surmonter.

Analyse :

Planètes ne ressemble à rien de connu ; c’est un film d’animation réalisé à partir de prises de vues de paysages, de plantes et d’animaux réels à partir desquelles la photographie et le travail électronique de l’image créent des effets stupéfiants. C’est un film d’aventures mêlé de science-fiction où l’on suit les tribulations de quatre graines de pissenlit, réalisées en 3D, à travers des paysages grandioses, dangereux ou paradisiaques. Le film joue sur l’aspect monstrueux du minuscule, filmé en très gros plan. La nature environnante devient menaçante quand on change d’échelle ! On voit ainsi les héroïnes échapper à des monstres marins qui ne sont que des têtards, chevaucher des limaces comme les héros de Dune, échapper à des animaux monstrueux, en réalité des papillons et des mille-pattes, ou dévaler des pentes neigeuses comme James Bond. On les voit aussi être emportées par des torrents impétueux qui ne sont que des ruisselets ou s’abriter sous des champignons qui croissent à vue d’œil en émettant des bruits inquiétants.

Plus de cinquante espèces de plantes et autant d’animaux sont au générique de cette odyssée microscopique, filmée en Islande, au Japon, à Roscoff et en Bourgogne. Les paysages sont époustouflants de beauté. Aucun dialogue mais une musique remarquable qui accompagne les scènes dramatiques. Le spectateur ne s’ennuie pas une seconde et frémit et rit en suivant les aventures des quatre héroïnes qui s’embrassent lorsqu’elles ont survécu à une épreuve ! Mais le film suscite aussi la réflexion en évoquant, à travers cette fable, les enjeux environnementaux et la difficulté à trouver son chez-soi, un territoire où s’installer.

Un OVNI cinématographique à ne pas manquer.

Jacques Champeaux

Autres articles sur ce film




Mentions légales

Siège social, 13 rue du Docteur Louis Perrier, 34000 Montpellier

Secrétariat national, 25 avenue de Lodève, 34070 Montpellier
04 67 92 16 56 - secretariat@pro-fil-online.fr

Contact