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Avec :
June Squibb (Eleanor), Erin Kellyman (Nina), Rita Zohar (Bessie), Chiwetel Ejiofor (le père).
Scarlett Johansson, née à New-York en 1984, est essentiellement connue en temps qu’actrice avec 68 films. Elle a débuté à 10 ans au cinéma et a tourné dans L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux de Robert Redford (1998), Lost in translation de Sophia Coppola (2004), Her de Spike Jonze (2013). Eleanor The Great, sa première réalisation, a reçu le Prix du public au festival du cinéma américain de Deauville en 2025.
Résumé :
Eleanor, une vieille dame de 94 ans, va se substituer à sa meilleure amie, Bessie, récemment décédée, pour raconter sa vie sous la Shoah, elle qui n’a jamais quitté les USA.
Analyse :
Sous des dehors de comédie, ce film profond aborde des sujets graves. Le principal est celui du mensonge même si celui-ci conduit à une solution positive. Une des scènes pivot du film est celle où Eleanor va voir un rabbin qui lui raconte l’histoire des deux frères Jacob et Esaü : Jacob, le cadet, se substitue à Esaü, l’ainé, auprès de leur père aveugle, Isaac, pour obtenir sa bénédiction et lui succéder. Eleanor, rassérénée, va alors raconter à une classe de jeunes journalistes, comme si c’était la sienne, l’histoire de son amie Bessie, rescapée de l’holocauste et toujours en deuil de son frère. On voit d’ailleurs des images très émouvantes de cette époque en flash-back. Autour de cette histoire principale, se greffent celle des rapports entre une jeune journaliste et son père ainsi qu’une réflexion sur la règle déontologique selon laquelle un journaliste doit toujours vérifier ses sources. Le film doit sa force principalement au personnage d’Eleanor (94 ans) interprété par June Squibb (96 ans !). La réalisatrice filme avec amour, souvent en gros plan, son visage plein de rides, sans chirurgie esthétique, ses yeux rieurs et son double menton. L’émotion est toujours présente et l’empathie que dégage ce personnage de vieille dame indigne nous suit jusqu’aux dernières images. La jeune apprentie journaliste qui se laisse fasciner par Eleanor est aussi très convaincante avec ses taches de rousseur et son désir d’avoir un scoop. Comme souvent dans un premier film, la réalisatrice en fait un peu trop mais cela ne gâte pas notre plaisir et nous sortons ravis de ce film finalement très optimiste.
Jean Wilkowski
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