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Avec :
Josh O’Connor (James Blaine Mooney-JB), Alana Haim (Terri Mooney, son épouse), John Magaro (Fred, ami de JB), Bill Camp (Bill Mooney, son père).
Née en1964 à Miami (Floride), Kelly Reichardt est une réalisatrice, scénariste et monteuse américaine. Après avoir remporté le Grand prix au festival du cinéma américain de Deauville en 2013 avec Night Moves, elle y reçoit aussi le Prix du jury pour First Cow en 2020. Mastermind a été présenté en compétition officielle au festival de Cannes 2025.
Résumé :
En 1970, Dans le Massachussetts, James Blane Mooney (J.B), père de famille et menuisier au chômage, dérobe quatre tableaux de l’artiste américain Arthur Dove dans le musée local. Dénoncé par un de ses complices, il décide de fuir après s’être fait dérober les tableaux par une autre bande. Il se retrouve isolé et sans le sou et sa dérive le mène jusqu’à Cincinnati ou il vole une personne âgée pour survivre.
Analyse :
Inspiré par un vol réel de tableau survenu dans les années 70 aux USA, le film aborde l’Amérique des années soixante-dix. Le casse est l’œuvre d’une triplette de bras cassés emmenés par le JB, le « cerveau » (mastermind). Ce père de famille, immature, lunaire, désabusé, minable, pathétique mais touchant, entame une cavalcade à travers le nord des USA, à la suite de l’échec de son vol. A l’inverse des films de braquage, on ne trouvera dans celui-ci aucun ingrédient des films du genre : ni bagarres, ni courses poursuites automobiles, ni policiers perspicaces. Au contraire, et la réalisatrice s’est ingéniée à donner au film un rythme d’une lenteur qui confine parfois à un sentiment de frustration. Les années soixante-dix sont fidèlement reproduites avec des costumes de couleur beige et marron, des grosses cylindrées américaines de l’époque, sur fond de guerre du Vietnam notamment, évoquée par la télévision et la radio. La bande son est très agréable, notamment celle, alliant trompette et batterie, qui colle parfaitement aux scènes, du Chicago Underground Duo (Rob Mazurek).
Dimitri Verdet
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