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Fiche technique :
Réalisation et Scénario : Ryüsuke Hamaguchi. Photographie : Yoshio Kitawaga. Décors : Masato Nunobe. Montage : Ryüsuke Hamaguchi et Azusa Yamazaki. Musique : Eiko Ishibashi. Production : Ryüsuke Hamaguchi et Satoshi Takada. Société de Production : Neopa et Fictive. Distribution France Diaphana Films.

Avec :
Hitoshi Omika (Takumi), Ryö Nishkawa :(Hana la fille de Takumi), Ryûji Kozaka :(Takashi, l’envoyé de la société Playmode), Ayaka Shibutani ( Mayuzumi, l’envoyée de la société Playmode).

Le mal n'existe pas

Japon, 2024, 167min.

Réalisation : Ryusuke Hamaguchi

Biographie :

Né en 1978, Ryüsuke Hamaguchi débute sa carrière avec une série de documentaires sur le tsunami de 2011. En 2018, Asako I& II est en compétition au festival de Cannes. En 2021 le film Drive my car remporte le prix du scénario à Cannes. Il incarne la nouvelle génération du cinéma japonais adepte de réalisme dépouillé et d’une peinture méticuleuse des sentiments.

Résumé :

Takumi (veuf) et sa fille Hana (8 ans) vivent dans la forêt près du paisible village de montagne de Mizubiki. Ils admirent les arbres et la nature dont ils connaissent les cycles. Un promoteur de Tokyo envoie deux employés chargés de présenter un projet de « Glamping » (camping chic) aux habitants. La biodiversité admirable de cette campagne sera-t-elle bouleversée par ce projet ?

Analyse :

Ce petit bijou a reçu le Grand prix à la Mostra de Venise en 2024. Son scénario permet de se questionner sur le discours écologique plus ou moins sous jacent du cinéaste. Très urbain lui-même, Ryüsuke Hamaguchi fut, lors du Covid, profondément ému par la beauté de la nature et de la forêt frappée soudain par la nuit profonde. Il pose le postulat ainsi : si la nature est imprévisible, elle peut cependant se montrer implacable même si le mal n’existe pas. Les échanges entre les envoyés de la société de Tokyo présentant le projet de « Glamping » et les villageois, restent courtois et le dialogue semble pouvoir concilier les thèses de défense de la nature et celles de la modernité. La fin du film pourtant semble brouiller les pistes et laisse la place à l’interprétation du spectateur. Il est à noter que le projet du film commença par une requête de la compositrice Eiko Ishibashi, qui demanda au réalisateur de lui tourner des images de la nature pour accompagner une représentation scénique de sa musique. Le réalisateur dut repenser entièrement son film à partir des pièces de musique et finalement une grande partie du film ne résonne que des bruits de la forêt.

Dimitri Verdet

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