logo



PROtestants et FILmophiles

PROmouvoir les FILms dont la qualité artistique et humaine aide à la connaissance du monde contemporain


ACCUEIL - QUI SOMMES-NOUS ? - ACTIVITES - PUBLICATIONS - GROUPES - CRITIQUES DE FILMS - RADIO - FESTIVALS






Fiche technique :

Réalisation : François Truffaut – Scénario : François Truffaut, Jean-Louis Richard, Suzanne Schiffman. Musique : Georges Delerue - Producteurs : Les films du carrosse, Productions et éditions cinématographiques françaises, Produzioni internationali cinematographique - Distribution : Warner Columbia (Fr).

 

Avec :

François Truffaut (Ferrand) – Jean-Pierre Léaud (Alphonse) – Jacqueline Bisset (Julie Baker) – Jean-Pierre Aumont (Alexandre) - Valentina Corsese (Séverine) – Nathalie Baye (Joëlle) – Bernard Menez (Bernard).

 

La nuit américaine

France, 1973, 115min.

Oscar du meilleur film étranger 1974 

Réalisation : François Truffaut

Biographie :

François Truffaut (1932-1984), est un réalisateur majeur de la Nouvelle Vague. Dans les tout nouveaux Cahiers du Cinéma il publie de virulentes critiques contre un cinéma de consommation, dit de « qualité française », auquel il oppose un vrai cinéma d’auteur. Parmi ses plus de 20 longs-métrages : Les Quatre Cents Coups (1959) qui révèle le jeune Jean-Pierre Léaud, Tirez sur le Pianiste (1960), Jules et Jim (1962), Fahrenheit 451 (1966), La Mariée était en noir (1968), La sirène du Mississipi (1969), L’enfant sauvage (1969) Le Dernier Métro (1980). 

Résumé :

Le réalisateur Ferrand tourne « Je vous présente Pamela » dans les studios de la Victorine à Nice. Le scénario, inspiré par un faits divers authentique, est simple : un jeune homme présente sa femme à ses parents. Le beau-père et la belle-fille tombent amoureux et envisagent de partir ensemble. La jeune femme se tue dans un accident de voiture. Le fils tue son père.

Analyse :

Le véritable sujet du film est le cinéma. Le titre lui-même désigne un procédé utilisé pour tourner une scène de nuit en plein jour et il est dédié à Lilian et Dorothy Gish. Des photos de cinéastes tapissent les murs du studio, le réalisateur reçoit des films consacrés au cinéma, et les rues du studio portent des noms de grands cinéastes. Et quand la journée se termine, les membres de l’équipe vont au cinéma. Truffaut nous fait vivre un tournage avec toutes ses difficultés. Surmené, le réalisateur doit sans cesse répondre à mille questions à la fois. Et les problèmes s’accumulent. Une comédienne alcoolique ne parvient pas à dire son texte, une autre est enceinte et ne l’a pas dit, les décors ne sont pas là à temps, des idylles passagères perturbent l’équipe, les caprices de certains comédiens nuisent au tournage. Et Truffaut n’hésite pas à envisager le pire pour un cinéaste : la mort accidentelle d’un comédien avant la fin du tournage.
Petit à petit, on trouve des solutions. Le temps de tournage se réduit à sept semaines ? On revoit le plan de travail. Un comédien est mort ? On trouve un sosie, et pour ne pas nuire à la vraisemblance, Alphonse tuera son père de dos. On s’adapte en permanence à la situation. Ferrand avoue : » Avant de commencer un tournage, je désire faire un bon film. Dès que les premiers ennuis surgissent, je me prends à espérer seulement qu’ on arrivera à le terminer . »
Et le travail continue, avec ses innombrables reprises :« Elle était comment cette scène ? - Elle était très bien, impeccable. - Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? - On recommence. »
Ce qui ressort de ce travail : le cinéma est un art du faux. On tourne un faux accident de voiture, on fait pleuvoir ou neiger en plein été, le feu de bois est alimenté par du gaz. Tous les sentiments sont joués. Et comme la vie et le film se mélangent sans cesse, (la maquilleuse joue également le rôle de la servante, un technicien joue le régisseur), on ne sait plus qui aime qui… Ce tournage est un perpétuel tourbillon, impression soulignée par l’admirable musique de Georges Delerue.
Mais la magie opère. Ferrand dit à Alphonse : « Je sais, il y a la vie privée, mais la vie privée, elle est boiteuse pour tout le monde. Les films sont plus harmonieux que la vie. Il n’y a pas d’embouteillages dans les films, il n’y a pas de temps morts. Les films avancent comme des trains, tu comprends ? Comme des trains dans la nuit. Les gens comme toi, comme moi, tu le sais bien, on est fait pour être heureux dans le travail du cinéma. »
Ce film est un hymne au cinéma.

Autres articles sur ce film

  • La nuit américaine (Paulette Queyroy)
  • A la hauteur du sujet (Alain Le Goanvic)
  • Au générique, derrière l'écran et sur l'écran (Jacques Vercueil)
  • Au générique, derrière l'écran et sur l'écran (Jacques Vercueil)


    Mentions légales

    Siège social, 13 rue du Docteur Louis Perrier, 34000 Montpellier

    Secrétariat national, 25 avenue de Lodève, 34070 Montpellier
    04 67 92 16 56 - secretariat@pro-fil-online.fr

    Contact