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Ce dossier rend compte d'une journée organisée le 25 janvier 2014 par le groupe Pro-Fil de Marseille, à laquelle ont pris part aussi des profiliens de Toulouse et Montpellier.
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Donc, nous allons ensemble préparer et conduire des séances de discussion de films. Précisons qu'il s'agit du modèle 'Pro-Fil' de discussion : ce n'est pas la présentation d'un film précédant la projection de ce film et suivie d'un débat sur le film, comme nous le faisons à Vitrolles par exemple. C'est la préparation et la conduite d'une séance au cours de laquelle un groupe de gens discutent d'un film vu à l'avance, comme nous le faisons chaque mois.
Ce matin, nous allons visionner les films à discuter ; après-midi, nous allons dans un premier temps préparer ces discussions, puis dans un deuxième temps, discuter.
Pour que tous les présents aient le plus possible l'opportunité de prendre part à la préparation de la discussion, nous allons nous partager en groupes – aussi petits que possible, mais pour des raisons pratiques nous ferons cinq groupes – et chaque groupe travaillera à préparer la discussion à propos du film qu'il aura choisi. Pour réussir à faire tout tenir dans la journée, nous travaillerons sur des courts métrages d'un quart d'heure environ chacun.
Ce matin, vont être projetés sept courts métrages que nous aurons donc tous vus ensemble. Puis chacun d'entre vous choisira le court métrage sur lequel il ou elle souhaite travailler ; on laissera tomber le ou les courts métrages les moins populaires et on constituera les groupes de personnes ayant souhaité travailler sur le même court métrage. Si les groupes sont trop différents en nombre de membres – idéalement, il faudrait être 4 ou 5 pour bien travailler dans un groupe ; vu notre nombre1, ce sera davantage, mais il faudrait ne pas dépasser la dizaine de membres – on demandera à quelques volontaires de se déplacer d'un groupe trop nombreux vers un moins nombreux. Nous ne pourrons pas former plus de cinq groupes, en tous cas, faute de place, de matériel, de temps, et d'animateurs.
Après le déjeuner, les groupes se réuniront en parallèle chacun dans une salle différente, et travailleront chacun à préparer la séance de discussion consacrée à son film. Ils auront une heure et demie pour cela, et chacun aura à disposition un micro-ordinateur pour pouvoir revisionner le film qu'il aura choisi. Puis après la pause, vers 15h30, on se retrouvera en plénière, et auront lieu l'une après l'autre2 les discussions des films, conduites chacune par le groupe ayant choisi le film. Nous aurons donc à discuter 4 ou 5 films dans l'après-midi, chaque fois sous la conduite d'un groupe différent, et pour que ça tienne (et qu'on tienne el choc !) il faudra limiter à ½ heure la durée de la séance consacrée à chaque film – ce qui veut dire dix minutes d'introduction par le groupe responsable du film et vingt minutes de discussion générale animée par ce groupe.
Quand ce sera terminé, Sylvette nous pilotera pour un bilan de cette journée, et avant de se séparer un dernier, nouveau, court métrage sera projeté "pour le plaisir".3
Encore trois choses à dire :
premièrement, dans quelques minutes, avant de commencer à projeter les films, nous allons vous demander de formuler ce que vous attendez et souhaitez d'une discussion sur un film : pour cela, nous vous distribuerons à chacun trois fiches de papier4 et des feutres assez gros, et vous écrirez sur chacune d'entre elles, en un ou quelques mots (ÉCRIVEZ EN MAJUSCULES S'IL VOUS PLAIT, pour que cela puisse se lire à distance) une idée ou une caractéristique que vous considérez importante pour qu'une séance de discussion de film (il s'agit d'une séance quelconque à laquelle vous participez régulièrement en tant que profilien ou profilienne) soit, à vos yeux, riche et agréable : cela peut concerner ce dont vous souhaitez que l'on parle (le contexte de la création du film, ou bien le sujet du film, ses thèmes et idées, ou encore l'expression cinématographique, la réalisation du spectacle), ou la façon dont vous souhaitez que la séance se déroule et soit animée. Vous aurez environ un quart d'heure pour remplir ces fiches, puis elles seront recueillies et, pendant la projection, triées pour regrouper celles qui traitent de questions semblables. Après la projection elles seront affichées pour que vous puissiez tous les consulter : cela pourra vous inspirer pour la façon dont vous préparerez les discussions de l'après-midi, et au-delà.
deuxièmement, pour le travail des groupes cet après midi, chaque groupe sera accompagné par l'un d'entre nous ; nous avons apporté de la documentation recueillie sur Internet ou ailleurs, concernant chacun des films, puisque ce serait trop compliqué de se préoccuper seulement alors de trouver cette documentation.
troisièmement, toujours pour le travail des groupes, vous aurez dans chaque groupe à désigner assez vite entre vous trois personnes du groupe qui auront à jouer trois rôles distincts lors de la discussion plénière concernant votre film : (au masculin) le modérateur dont le rôle sera de distribuer la parole et de surveiller l'horaire ; le présentateur, dont le rôle sera de faire l'introduction initiale à la discussion ; et l'animateur, qui conduira et animera la discussion générale après l'introduction. C'est le modérateur qui ouvre la séance, donne la parole au présentateur, puis à l'animateur, puis au public, etc. Souvent, dans nos groupes Pro-Fil, ces trois rôles sont remplis par la même personne au cours d'une séance : ici nous proposons trois personnes différentes, d'abord pour qu'il y ait davantage de participation, mais aussi pour bien mettre en relief que ce sont trois rôles tout à fait différents et mieux nous rendre compte des éléments qui font qu'une séance fonctionne plus ou moins bien.
Jacques Vercueil

Cette étape visait à réfléchir et s'exprimer sur la façon de présenter et d'animer les débats qui suivront, en après-midi, la projection des courts métrages. Il s'agit de vivifier et nourrir les échanges de fin de journée, après projections.
Comment avons nous procédé ?
Il a été demandé à chacun de donner les idées (au maximum trois) qui lui tenaient le plus à cœur. Pour cela, trois petites feuilles sont distribuées à chaque participant. Il est demandé de noter, en style télégraphique, par mot clé ou phrase lapidaire, une idée par feuille.
Les réponses sont dépouillées et analysées. Trois grands axes se dessinent :
Compte-rendu par Nicole et Pierre Cadet

(dans l'ordre de projection)
1- Monde de gloire (Härlig är jorden) de Roy ANDERSSON (Suède 1991, 0h15)(dans l'ordre de discussion)
1- La Boda (le mariage)de Marina SERESESKY (Espagne 2012, 0h12)La vis de Didier FLAMAND (France 1993, 0h20) avec Jean RENO.

Le groupe : introduction, Isabelle ; animateur, Henri ; modérateur, Alain F. ; secrétaire, Doryse ; autres participantes, Marie-Jo et Rose ; en appui, Nicole V.
Après avoir choisi la présentatrice, l’animateur, la secrétaire, le modérateur, il a été difficile d’établir ce qui relevait de la présentation et de la discussion.
L’éternelle question « Faut-il un résumé ? » a été vite résolue puisque tous avaient vu le film.
Le groupe a commencé à parler du scénario et certains s’engageaient déjà dans sa paraphrase, ce que d’autres ont contesté.
Le groupe était ému par la dédicace finale « aux mères qui élèvent leurs enfants de loin, comme la mienne. » On a estimé qu’il fallait, dans la présentation, expliquer les motivations de la cinéaste, mais que le contenu de cet exposé se limiterait là puisqu’il y avait peu d’informations sur les acteurs et le tournage.
Tous se sont accordés sur la qualité du film et l’inattendu de la chute. Les thèmes soulignés ont été :
Mais ces questions sur ce qu’il fallait faire ou ne pas faire n’ont pas été résolues à temps et le groupe a été appelé à revenir en assemblée plénière avant d’avoir décidé quoi que ce soit. Cependant la discussion interne a été riche et intéressante, et suffisamment fournie pour que présentatrice et animateur puissent tenir leurs rôles sans problème.
Observé lors de la discussion en plénière :
Le film a été proposé et utilisé par Pro-Fil lors du festival Migrant'scène de la CIMADE consacré aux femmes immigrées.
La réalisatrice a donc elle aussi connu sa mère à distance. On a noté que c'est la dureté de cet éloignement forcé qui est soulignée, il n'y a pas insistance sur une hostilité envers les étrangers (la chef d'équipe insensible a "un accent cubain".) Le scénario est linéaire, bâti sur un suspense –pourra-t-elle aller au mariage ? – et une course contre la montre, conduit, comme souvent dans les courts métrages, vers une 'chute', un dénouement à surprise.
Les sujets abordés :
Le film se termine bien, les amies sont belles dans leurs tenues et joyeuses, pas du tout misérabilistes ; elles ont obtenu ce qu'elles voulaient. Mais les téléphones rouges décrochés pendent au bout de leurs fils...
On a remarqué que pas un homme n'apparaît dans le film.

Le groupe : introduction, Denis ; animatrice, Martine ; modératrice, Lydie ; secrétaire, Revaz ; en appui, Pierre.
Le titre : équivalent espagnol de "la goutte d'eau qui fait déborder le vase…"
a/ " Nous étions dans la difficulté et voilà la mère qui s'en va !" ou bien
b/ "Nous étions pauvres et voilà la grand'mère qui arrive !"
Signe de l'ambigüité des situations qui vont se dérouler au long du récit.
Les thèmes :
- La Répartition des tâches dans les couples = la division du travail.
- Le Ras-le bol des femmes, esclaves domestiques, chargées de tout faire.
- les Abandons multiples : - de l'épouse qui fuit son ménage - du mari et du fils, livrés à eux-mêmes, - de la belle-mère placée en hospice.
- La Dépendance : matérielle des hommes, avec la cafetière vide symbole du sevrage des bébés, les pantoufles perdues = le confort perdu, la télé disparue = la coupure d'avec le monde. Tous ces objets ont été passés par la fenêtre, jetés par-dessus bord par l'épouse délaissée.
Le Récit et ses ambigüités :
Pour quelles raisons le mari va-t-il retrouver sa belle-mère abandonnée en foyer depuis longtemps ? Le fils ne la connaît même pas ! Est-ce pour retrouver la trace de l'épouse ? Est-ce pour la remplacer ?
Pourquoi le mari refuse-t-il de voir que la pseudo belle-mère est une simulatrice et accepte-t-il de l'emmener malgré les réticences du fils ?
Pourquoi téléphone-t-il à sa femme si tardivement, alors que les deux hommes paraissaient satisfaits d'être gavés par l'usurpatrice ?
Si la vraie grand-mère est avec l'épouse, avait-elle déjà quitté l'hospice, ou y est-elle juste en visite ? La photo retrouvée y montre les 2 grands-mères.
Ce coup de téléphone est déclenché par 'l'agression sexuelle' subie par le mari à la fin d'un repas trop arrosé. Maintenant que les estomacs sont calés (défilé de plats appétissants) le mari semble percevoir un manque, un besoin d'autre chose que de la fonction nourricière des femmes : d'affection peut-être ?
Le genre du film :
- Un documentaire sur la réalité des couples en Espagne en 1986, ou universel?
- Certaines vérités sur la solitude, dans les couples, dans les générations ?
- Un récit autobiographique de cette époque, du réalisateur né en 1977 ?
- Une fable, aux ellipses nombreuse, des situations irréalistes, des exagérations (Les hommes ne sont pas si veules ! Les femmes ne sont pas aussi opprimées !)
- Une comédie grinçante ?
La leçon à tirer
Le récit se termine sans personnages, un cadre sur une pièce vide et la phrase du fils, de retour du boucher avec des "steaks juteux" : la réalité cherchée, mais disant " Il n'a pas reconnu grand-mère !" : où est la vérité ?
A quoi le père répond "Il est trop vieux, il a oublié !" persistant ainsi dans le mensonge.
Et après ?
A votre avis quelle est la suite possible ?
-Y a-t-il des chances pour que la vérité se fasse jour, avec quelles conséquences alors ?
- Ou bien l'usurpatrice arrivera-t-elle à ses fins, occupant l'appartement, épousant le mari, et jetant le fils hors du nid, après avoir ( lapsus d'un participant) couché avec lui ? Version espagnole du "Théorème" de Pasolini !
Compte-rendu par Revaz Nicoladzé

Le groupe : introduction, Maïa ; animateur, Jean-Philippe ; modératrice, Nicole O. ; secrétaire, Dominique ; en appui, Jacques.
On nous a rappelé que dans chaque groupe de discussion il fallait un modérateur, un présentateur et un animateur qui peuvent ne faire qu’un, et un secrétaire.
On s’est posé quelques questions sur la façon de procéder : fallait-il donner un résumé du synopsis, et évoquer précisément la filmographie du réalisateur et celle des acteurs, donner les clés pour lire le film ou au contraire laisser rapidement les spectateurs exposer leur façon de voir le film sans a priori ? Notre groupe a balancé entre les deux options, on a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas de présenter le film mais d’introduire la discussion.
La présentatrice Maïa a donné des éléments
Elle nous donne l’idée que se fait Godard du rôle donné à ses actrices qu'il traite en stars. Par un subterfuge, en parlant directement par la bouche de son acteur Belmondo, il exprime le machisme ambiant tout en étant en décalage avec ce qui se dit : mots décalés par rapport aux mouvements des lèvres, et posture de la femme muette et sûre d’elle.
Maïa nous donne sa façon de voir le cinéma de Godard, modulée par les remarques des participants, et déagge les thèmes : machisme, rupture et angoisse.
L’animateur suscite par ses questions l’interprétation de l’auditoire :
Lors de la discussion générale avec les autres ateliers, on présente plus précisément le film avec ses thèmes, on se penche sur les procédés utilisés par Godard. On profite des réflexions des autres ateliers sur la manière d’opérer. La discussion générale fait évoluer la lecture et la compréhension du film dans la pratique de notre expérimentation.
Compte-rendu par Dominique Beau
Observé lors de la discussion :
Godard, Belmondo et Colette ont entre 20 et 30 ans. Lors de la diatribe pleine d'idées de Belmondo, Godard accumule cliché, citations, sentences : "Le film est un art illusoire". La fatuité masculine ("Je sais ce que tu vas dire", "Laisse-moi finir") est mise à nu par les deux paroles de Charlotte : quand elle cite Max Ophüls comme Belmondo n'avait pas su le faire, et en final "Je viens pour ma brosse à dents". L'angoisse de Belmondo devant la rupture est cachée derrière sa logorrhée. Contraste entre lui qui parle tout le temps, occupe tout l'espace, et le visage filmé de la femme, son charme, la Star selon Godard.
Belmondo bouge les lèvres, mais c'est la voix de Godard que l'on entend, avec une post-synchronisation grossièrement visible : pourquoi est-ce Godard qui parle ? Pour exprimer directement ce que Godard veut dire sur le cinéma ? Pour éviter une voix off ? Certains ont trouvé que cela faisait potache, exercice de style.
"On dirait un film muet avec du son ! – Pas du tout, sans le son il ne reste rien, les images ne racontent rien."
"C'est la femme qui a le pouvoir – Godard règle ses comptes avec une femme qui l'a quitté, et le fait par la bouche de Belmondo – C'est du Pagnol, quand, dans La femme du boulanger, Raimu accueille Pomponette."
"C'est du cinéma, le jeune réalisateur ambitieux montre ses muscles avec la caméra qui tournicote, le décalage son-image... Image et son lui sont nécessaires, et sous la bouffonnerie fébrile c'est l'angoisse du jeune homme qui transpire. "
"Elle minaude, toujours devant la caméra, lui s'empêtre dans ses discours, ses contradictions. Cinéma, art, illusion."
"A la fin du film, on voit le clown se défaire, se décomposer... On est presque chez Jarry !"
"Et la musique ? Ces tintements qui titinnabulent, dérisoires..."

Le groupe : introduction et animatrice, Claude ; modérateur, Marc ; secrétaires, Paulette et Joëlle ; autres participants, Dany et Frédéric ; en appui, Nicole C.
Chaque membre du groupe semble avoir une analyse différente de ce film : image de notre monde, où tout le monde continue à vivre malgré tout / métaphore de la vie dans une dictature / montée de la conscience morale et du remords chez un individu…
Questions : l’animateur doit-il donner son analyse au début de la séance ou doit-il laisser s’exprimer les réactions personnelles pour ne pas exercer une influence pesante sur les autres? Où se situe la liberté d’interprétation ?
Réponse : essayer de ne pas influencer, mais peut-être donner des pistes et accepter toute vision du film.
Questions : C’est un film choquant. Quel rôle doit-on laisser à l’émotion dans un débat sur un tel film ? La refuser ? S’y abandonner ?
Réponse : élargir le point de vue pour dépassionner - trouver le bon dosage entre le sujet et le traitement artistique du sujet.
Q : L’animateur a-t-il mission de conclure ?
R : ne pas conclure, mais synthétiser les points de vue à la fin des débats
Deux propositions d’animation :
Compte-rendu par Paulette Queyroy et Joëlle Meffre

Le groupe : introduction, Alain L. ; animateur, Jean-Pierre ; modératrice, Claire ; secrétariat, Roland ; autre participante, Monique ; en appui, Sylvette.
Des gags pour détendre l’atmosphère :
Palmira glisse sur le parquet, s’assied sur le chapeau du patron, ouvre le placard au lieu de la porte de sortie, s’essuie les pieds avant de monter les escaliers du château, tombe dans le buisson avec le patron …..
Conclusion, ce film qui ne dure que 15 min nous donne l’impression (agréable !) de durer 1h30 !
Compte-rendu par Roland Domon

Le choix des films proposés à l'atelier a été apprécié, la sélection était bonne et très variée.
L'exercice de formulation des critères d'une séance de discussion réussie a été trouvé intéressant, mais le résultat a été peu utilisé dans l'ensemble. Un groupe a signalé qu'il s'y était appliqué.
La désignation des responsables a été moins facile dans les groupes les plus nombreux ; dans l'un d'entre eux, il y a eu deux présentatrices, mais une personne n'a pas bien trouvé sa place.
Dans un autre groupe, il s'est avéré difficile, en phase de préparation de la discussion, de lancer une question et de s'y tenir. Par aileus, des participants ont exprimé leur satisfaction de ce que les personnes en appui étaient prêtes à fournir des informations, mais ont laissé le groupe faire le travail par soi-même.
Les discussions sur les différents films ont été assez diverses ; en particulier, Pierre a observé que pour les premiers films l'introduction était brève et la discussion plus longue (environ 10 et 20 minutes respectivement), alors qu'ensuite la proportion s'est inversée (20 minutes pour les animateurs, 10 minutes pour le 'public'). L'un des groupes (Monde de gloire) a orienté sa discussion en plénière vers les questions qui s'étaient posées quant à la préparation de la séance, mais on s'est accordé que la discussion avait été très intéressante. Une participante a apprécié que sur ce film, l'animateur ait pu confirmer le rendu réaliste d'aspects de la société évoquée.
En conclusion, les participants ont reconnu l'utilité d'un modérateur pour que la discussion s'organise et permette à chacun de s'exprimer ; encore faut-il que la personne qui exerce ce rôle soit acceptée. Par contre, il a paru artificiel de séparer présentateur et animateur. On a appris qu'à Toulouse, chaque film est animé par un duo dont les deux membres se répartissent les rôles à leur guise, ce qui marche bien.
Anonyme et Nicole Vercueil, Paulette Queyroy, Revaz Nicoladzé, Jacques Vercueil, Joëlle Meffre, Dominique Beau, Roland Domon, Nicole Cadet, Pierre Cadet,
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