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Retour à la page «Quinzaine du cinéma italien de Chambéry»
avec Alessandro Borghi (Giulio), Gabriel Montesi (Stefano), Federica Rossellini (Anna amie de Stefano)

Campo di battaglia

de : Alessandro Borghi , Italie 2024, 104min.

Pendant la Première guerre mondiale, dans un hôpital militaire en région de montagne, affluent des blessés, certains auto-mutilés, prêts à tout pour fuir le front. Deux médecins amis d'enfance y travaillent, Stefano révolté par les déserteurs et soucieux de les débusquer, Giulio sensible à leur détresse.

Le décor est immédiatement planté, au milieu des nuages et de la pluie, par l'arrivée des camions militaires sur l'étroite plateforme qui longe la longue muraille d'une gigantesque bâtisse de pierres grises implantée au flanc d'une puissante montagne. Sans doute ancien casernement, l'édifice a été reconverti en une hôpital rugueux, balayé de courants d'air, inchauffable, dépourvu même pour l'époque de tout équipement sanitaire. La forte et longue pente au dessous du site crée un isolement sévère du reste du monde, d'où ne parviennent que les convois alimentant l'hôpital en patients. Aucune autre nouvelle du front, et l'on ne parlera jamais de la guerre : il y a assez à faire avec le débarquement incessant des nouveaux arrivants qu'il faut entasser de façon toujours plus pénible.

Troisième protagoniste, Anna, jeune femme médecin de leur génération, mais que son état de femme cantonne à un rôle d'auxiliaire. Elle les observe, nous en profitons, et elle s'aperçoit des transgressions par lesquelles Giulio permet à certains soldats d'échapper au massacre. Le jeu en est d'autant compliqué, puis arrivent, par centaines, de nouveaux patients, des malades sans blessure : et les médecins s'avèrent tout aussi démunis devant la grippe espagnole et la contagion.

Le calabrais Gianni Amelio a été l'auteur de beaux films dont je me rappelle Les enfants volés (1992) ou (Lamerica 1994). Son traitement austère pour ce portrait d'une guerre vue, comme en négatif, par ceux qui ne peuvent ou ne veulent plus la faire, donne au message une force originale, mais ne convainc quand même pas trop du besoin de ressusciter ce sujet après plus d'un siècle.

Jacques Vercueil

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