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Fiche technique :
scénario : Alvaro Delgado-Aparicio et Hector Gálvez ; Musique : Harry Escott ; Montage : Eric Williams ; Decors : Eduardo Camino ; Photographie : Mario Bassino ; Coproduction : DHF ; Distribution France : Damned distribution.

Mon père (Retablo)

Pérou, Allemagne, Norvège, 2017, 95min.

Réalisation : Alvaro Delgado Aparicio

Biographie :

Alvaro Delgado-Aparicio est un réalisateur péruvien. Il est également producteur délégué et scénariste. Mon Père, dont le titre original est Retablo, est sa première réalisation.

Résumé :

Dans une région reculée du Pérou, Segundo, un jeune garçon de 14 ans, se prépare à suivre les traces de son père dans l'art traditionnel du retable. En se rendant à une fête de village, Segundo observe accidentellement son père dans une situation qui le bouleverse profondément. La découverte de ce secret inavouable lui révèle la réalité brute du monde dans lequel il grandit.Ce premier film du Péruvien Alvaro Delgado-Aparicio nous montre les ravages de l’intolérance d’une société vis-à-vis de l’homosexualité, mais également la beauté de la transmission du savoir. Nous sommes au Pérou, dans la région d’Ayacucho, au sein d’une communauté reculée, où l’on parle exclusivement la langue quechua. Noé, que l’on appelle le « maestro », réalise des retables très prisés dans la tradition locale et par les touristes. Il est accompagné de Segundo qui voue à son père une grande admiration et qui se prépare à suivre ses traces. La mise en scène de ce jeune réalisateur est particulièrement astucieuse. Pendant toute cette période d’apprentissage du fils et de belle complicité entre les deux, les cadrages sont serrés comme des retables. Ils sont isolés du reste du monde par cette transmission attentive du savoir du père. Tout le décor semble découpé comme des boîtes, comme les retables qu’ils créent, et mises à part les couleurs vives de ces créations, la partie intimiste est sombre et centrée sur leurs deux visages. Le cadre s’élargit, les perspectives deviennent moins stables lorsque Segundo devra affronter le monde extérieur qui semble d’un autre âge, fruste et brutal, intolérant et violent, qui n’hésite pas à flageller les voleurs de vaches en place publique et à tabasser les homosexuels, lorsque son monde familial et ses certitudes vont exploser par la découverte du secret de son père. Un père aimant et attachant dont on comprend mal au début pourquoi il va si mal, pourquoi il boit trop et sanglote parfois. Ce fils, confronté à la cruauté extérieure, va mûrir en acceptant, avec amour et compassion, ce père humilié et son secret. Un beau film, tendre, poétique parfois, sensible, cruel comme une tragédie antique.

Analyse :

Ce premier film du Péruvien Alvaro Delgado-Aparicio nous montre les ravages de l’intolérance d’une société vis-à-vis de l’homosexualité, mais également la beauté de la transmission du savoir. Nous sommes au Pérou, dans la région d’Ayacucho, au sein d’une communauté reculée, où l’on parle exclusivement la langue quechua. Noé, que l’on appelle le « maestro », réalise des retables très prisés dans la tradition locale et par les touristes. Il est accompagné de Segundo qui voue à son père une grande admiration et qui se prépare à suivre ses traces. La mise en scène de ce jeune réalisateur est particulièrement astucieuse. Pendant toute cette période d’apprentissage du fils et de belle complicité entre les deux, les cadrages sont serrés comme des retables. Ils sont isolés du reste du monde par cette transmission attentive du savoir du père. Tout le décor semble découpé comme des boîtes, comme les retables qu’ils créent, et mises à part les couleurs vives de ces créations, la partie intimiste est sombre et centrée sur leurs deux visages. Le cadre s’élargit, les perspectives deviennent moins stables lorsque Segundo devra affronter le monde extérieur qui semble d’un autre âge, fruste et brutal, intolérant et violent, qui n’hésite pas à flageller les voleurs de vaches en place publique et à tabasser les homosexuels, lorsque son monde familial et ses certitudes vont exploser par la découverte du secret de son père. Un père aimant et attachant dont on comprend mal au début pourquoi il va si mal, pourquoi il boit trop et sanglote parfois. Ce fils, confronté à la cruauté extérieure, va mûrir en acceptant, avec amour et compassion, ce père humilié et son secret. Un beau film, tendre, poétique parfois, sensible, cruel comme une tragédie antique.

Marie-Jeanne Campana

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